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Dans son dernier rapport, "la Cour [des Comptes] considère que le choix de nouvelles lignes à grande vitesse ferroviaire pour assurer le transport en commun des voyageurs sur grande distance doit être entouré de plus de garanties de pertinence et de rentabilité", ciblant de fait le projet de LGV Poitiers-Limoges dont le financement et la pertinence socio-économique restent à trouver et prouver. La Cour des Comptes n'est pas un organe philanthropique, mais elle pointe directement les limites de l'idéologie du TGV.

Morceaux choisis :

- "Le développement du TGV s’est opéré en substitution des trains à grande distance classiques Intercités"

- "la rentabilité socio-économique des lignes à grande vitesse est systématiquement surestimée" ;

- "les acteurs locaux poussent le projet mais l’appel aux collectivités territoriales pour le financement implique des contreparties coûteuses".

- "[Il faut] concentrer en priorité les moyens financiers sur l’entretien du réseau par rapport aux projets de développement et améliorer le pilotage de la prestation d’entretien du réseau ferroviaire par le gestionnaire d’infrastructure."

Le rapport mentionne largement le projet Poitiers-Limoges, rendant hommage au combat des élus locaux contre les perspectives inquiétantes de ce projet, et parlant d'"un projet non prioritaire et non financé, mais poursuivi avec vigueur".

- "considérer, comme le fait RFF, que le débat public a permis de fédérer les collectivités territoriales autour du projet de ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges ne rend pas compte de manière rigoureuse des positions et débats au sein de la commission du débat public."

- "[L'étude définissant la zone de chalandise] exagère significativement le niveau des trafics."

- "les études ont montré qu’il est impossible d’assurer une rentabilité socio-économique
même minimale à la LGV Poitiers-Limo
ges."

-> Consulter le rapport.

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